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Notes sur la vie de Pierre-Jean Latécoère

Pierre-Jean Latécoère

 

Pierre-jean Latécoère naquit au château de Ramonville près de Toulouse, le 9 juin 1932.
Fils unique de Pierre-Georges Latécoère, il perdit son père lorsqu’il avait l’âge de 11 ans.
Elevé par sa mère durant la période difficile de la fin de guerre, il fit ses études à Toulouse et passa une licence de mathématique et de chimie.
Il rejoignit la société Latécoère en 1961 et suivit l’expérience de Marcel Moine, dont il apprit tout de ce métier difficile : chef d’entreprise, succédant à un père oh combien glorieux !
Succession d’autant plus difficile que la conjoncture de l’époque demandait la plus sage prudence.
Pierre-jean a dirigé la société de 1961 à 1981, période charnière pour l’aéronautique durant laquelle il fit prendre à la société certains tournants très importants comme celui de la sous-traitance, avec notamment le contrat des bras d’Ariane et celui des centrifugeuses humaines, qui ont permis à la société de survivre et de se positionner par la suite sur les marchés d’avenir.
Pierre-jean Latécoère a su faire de même, le choix des hommes, en allant par exemple chercher François Junca, ingénieur Arts et Métiers qu’il connaissait de son service militaire.
Pierre-jean était un meneur d’homme, sachant, par son charisme, encourager les équipes, lorsqu’un travail pressé demandait un effort pour satisfaire un client et respecter les délais.
Il se déplaçait, allait visiter les ateliers, encourageait personnellement les hommes.
Sa façon de faire fit qu’il fut apprécié de tous, et aimé de la plupart des travailleurs de la société Latécoère.
Il était modeste, n’aimait pas se vanter, et savait se remettre en question. Durant les périodes de crise, il a toujours recherché des solutions pour éviter tout licenciement dans la société. Lorsqu’il quitta la présidence de Latécoère en 1981, il laissa la société dans une situation financière très saine et avec des perspectives de croissance importantes.
Pierre-jean voulait être digne de l’œuvre de son père dont le souvenir l’habitait chaque jour et dont il souffrit de l’absence, du vide qu’il avait laissé, alors que jeune homme il aurait tant eu besoin des conseils et de l’affection de ce père.
Chacun s’accorde à dire que, sans sa prudence, sa sagesse, ses interventions dans des moments où l’aéronautique française traversait des turbulences, la société Latécoère ne serait plus sans doute qu’un souvenir.

Marie Vincente Latécoère, mars 2005



Pierre-jean et Marie-Vincente Latécoère
avec leur fils Pierre à l’université de Standford.

 

 

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Dernière mise à jour : 28 mars 2017 à 17:36:17